NATURE VIVANTE

Editorial

Abdelkader BENKHEIRA
Coordinateur national du Projet

La meridionalité de l'Algérie sur le plan géographique lui confère un certain nombre de caractéristiques biogéographiques. L'espace naturel à dominante aride voire saharienne, fruit de la xericité du climat sont autant de facteurs modelant des écosystèmes en perpétuel stress, générant par ce fait des érosions continues au plan de la diversité biologique. M oult indicateurs convergents et signes alarmants incitent l'Etat à entreprendre des mesures drastiques de lutte contre les pertes parfois insoupçonnées en biodiversité.

L'adhésion et la ratification de nombreuses conventions par l'Algérie atteste du ferme engagement de l'Etat a œuvrer en faveur d'un processus large spectre à l'égard d'une réelle préservation du patrimoine naturel au plan floristique et faunistique. A ce titre, et au terme des conventions signées et compte tenu des impératifs en matière de préservation, le présent projet portant « conservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles » vient à point nommé afin de booster un processus déjà amorcé eu égard au nombre d'aires protégées en instance de classement et celles en voie de l'être.

A yant pour objet le classement de trois sites localisés en zones aride et semi-aride, le projet, impulsé au titre d'un don du fond pour l'environnement mondial (FEM), sous l'égide du Programme des Nations Unis pour le Développement et géré par la Direction Générale des Forêts en qualité d'agence d'exécution en partenariat avec un réseau d'associations algériennes, intègre dans sa perspective centrale le classement des sites de Oglet Ed Daira dans la wilaya de Naâma, Taghit dans la wilaya de Bechar et Mergueb dans la wilaya de M'sila en aires protégées. Tous les trois situés en étage bioclimatique semi-aride, voire aride, ses derniers comportent un endémisme assez élevé au plan biocénotique. Outre la rareté de certaines espèces floristiques caractéristiques et même endémiques aux sites concernés, il est à noter la présence d'une faune remarquable au point de vue de la rareté des espèces qui la composent et de leur importance en matière de diversité biologique. Classées toutes sur la liste rouge de l'union mondiale pour la conservation de la nature (UICN), certaines d'entre elles connaissent un degré de menace aigu, comme la Gazelle de Cuvier, le Mouflon à Manchettes et l'Outarde Houbara (Mergueb). Le tadorne casarca (ferruginea), oiseau de la famille des anatidés, inféodé au site de Oglet Ed Daira (Naama) reste aussi une espèce en plein déclin, une attention particulière lui sera réservée en raison de sa rareté ainsi qu'à d'autres reptiles, citons à titre d'exemple : le varan du désert, le fouette queue… qui sont autant d'espèces indicatrices des milieux arides, protégées par la loi, ces dernières rehaussent l'intérêt écologique de ces régions d'ou l'absolue nécessité de leur classement en aires protégées.

C 'est là, une des facettes du projet, à travers ce site web nous escomptons opérer une diffusion intra et extra muros et faire parvenir aux amoureux de la nature, aux spécialistes, étudiants, naturalistes et autres professionnels, un tant soit peu, notre humble contribution dans un domaine aussi complexe que vaste, qu'est la préservation de la nature et l'utilisation durable de ses ressources

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