Les zones humides

Sebkhas, Chotts, Dayas, Gueltas, Foggaras, lit d’oued et autres synonymes désignent les zones humides dans ces vastes contrées steppiques et désertiques. Elles ont, chacune sa spécificité en fonction de son étendue, la nature du sol, sa situation géographique, la salinité et la permanence de son eau, mais toutes ont une importance capitale pour la faune.

De la petite mare permanente d’un oued riche en sources à l’immensité des chotts, le rôle est le même, accueillir une faune des plus originale peuplant des milieux plus ou moins hostiles. C’est ainsi qu’elles deviennent des lieux de rassemblement de milliers d’oiseaux, migrateurs ou hivernants, pour lesquels elles constituent des haltes indispensables pour la reconstitution de leurs énergies, après un long voyage dans un sens ou dans un autre.

Les zones arides algériennes sont ainsi parsemées de zones humides allant des chotts et sebkhas sur les Hauts Plateaux jusqu’aux gueltas dans les régions du Hoggar et du Tassili.

Elles sont disposées en chapelets et hébergent à tour de rôle les oiseaux migrateurs suivant les couloirs de migration qu’elles dessinent écologiquement. A ce propos, deux voies principales se distinguent en automne, celle de l’Oranie et celle des vallées de l’Aurès en partant des complexes d’El Kala et de Guerbès pour rejoindre les vallées des Tassili et déboucher sur les terres sahéliennes. L’utilisation durable de certaines de ces zones humides fragiles en raison du régime hydro-climatique servira certainement encore longtemps la conservation de la faune tant sédentaire que migratrice, c’est ce qui sera développé dans les chapitres suivant, notamment, celui réservé à l’avifaune.



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